Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 19:01

En cherchant sur le net, une chanson que je n’ai pas trouvé, j’ai découvert Kroke.

Ou plus exactement un de leurs titres : Usual happiness (ici)

A l’écoute, instantanément, j’ai reconnu le souffle de la musique Yiddish mais mêlée d’une inspiration nouvelle et personnelle.

Par la magie des métamoteurs, en quelques secondes, j’étais renseignée. Et vous aussi en cliquant . Ou bien ici.

Alors, je conçois que cela ne vous touche pas. Mais, moi, voyez-vous, je n’ai jamais su exactement pourquoi –même si j’ai une piste. Et peut-être est-ce la bonne, en fait…- mais cette musique qui n’est liée à aucun évènement, aucune personne et que j’ai si rarement entendue enfant est l’une de celles qui me touchent le plus. Non pas au cœur mais à l’âme et au corps réunis. Cela vous semblera sûrement difficile à comprendre. Même pour moi, d’ailleurs… D’autant que l’impact de la musique Yiddish sur moi est aussi indescriptible que mystérieux ; aussi évident que troublant et unique.

J’aime passionnément la musique et la chanson : jazz, rock, classique, pop, à textes, folk, etc, etc, etc…. Même si mes goûts évoluèrent –ou pas- au fil des années, du plus loin de ma mémoire, la musique et moi, ce fut viscéral. Mais mon inclination –à quelques rares exceptions- m’a toujours conduite vers la musique chantée, la voix quand elle devient instrument de musique majeur et numéro 1. Mais à cette règle non écrite et non décidée, une exception : la musique Yiddish. Elle est la seule –oui, la seule- qui par la beauté et la puissance émotionnelle, par l’emprise qu’elle a toujours eu sur moi, par l’empathie unique entre nous, la seule qui puisse me faire pleurer des larmes sans tristesse, des larmes d’émotion pure malgré l’euphorie immédiate qui la précède.

C’est une inexplicable, irremplaçable, énigmatique communion. Une musique qui m’imprègne totalement dès les premières notes, inéluctablement. Et s’infiltre dans chaque atome de mon corps, dans chaque seconde de mon âme. Comme une indéniable et troublante réminiscence qui ne me livrerait pas son secret. Ou ses secrets, peut-être.

 

 

  Love, (lullaby for Kamila)  

 

 Air

 

Fun Tashlikh  

 

The secrets of the Life tree  

 

Rumenisher tants

 

Spiel Klezmer

 

5757  

 

Kazimierz

Par Artémis - Publié dans : Musique
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