Nicolas Sarkozy : plus dure est la chute
Avec l’éviction version putsch de David Martinon, un cap vient encore d’être franchi. La mise en place du fils relève de pratiques qui m’insupportent et qui, s’ajoutant à une liste déjà longue, font déborder la vase !
Pour mémoire, l’on peut citer l’accueil princier d’un Muammar al-Kadhafi (les affaires commerciales et diplomatiques ne justifient pas de prostituer la France, ni de se prosterner devant n’importe qui), la navrante et guignolesque parade à Eurodisney, le roman-photo kitsch en Egypte et en Jordanie de deux Narcisse mal fagotés, la conférence de presse truffée d’erreurs d’amateur, le mariage secret Las Vegas 20’ chrono, etc…
Mais outre ces évènements qui font honte à la France et entachent son image sur le plan international, outre les railleries de journalistes de tous continents, s’additionnant à celles des politiques et journalistes français -et qui, par ricochet, visent également les électeurs de Nicolas Sarkozy-, outre l’humiliation d’être aussi représentés par une " minable " parodie d’artiste mais vraie pin-up snob (" Sin Nobile " s’entend !), haineuse dont l’on sait très bien que les attraits essentiels ne se situent pas entre les oreilles, ce qui m’horripile vraiment se résume en trois axes :
1- La tentative de musellement de la liberté d’expression liée à la récente " affaire du NouvelObs.com et du SMS ". Inadmissible d’où qu’elle vienne et contre laquelle, comme lors des affaires des " caricatures de Mahomet " ou de Robert Redeker, je m’insurge résolument. Et ceci, indépendamment de mes choix politiques, mon appréciation des faits ou des supports d’information concernés mais uniquement en raison d’un principe, d’un droit fondamental qui ne doit en aucun cas, être limité ou restreint comme ce fut le cas sous l'ère mitterrandienne.
2- L’affaire David Martinon (cliquez ici) -que j’ai, par ailleurs, toujours trouvé insignifiant- contraint à l’abandon pour permettre l’accession à la candidature du dauphin cadet. Outre l'inexpérience -et je pense l'incompétence- de Jean Sarkozy pour ce poste, l'agissement, par ses relents monarchiques ou communistes (ce qui dans le fond, n’est pas si éloigné que l’on pourrait le penser), m’écoeure et me révolte.
3- Et c’est, sans doute, ce qui me déchaîne le plus : les promesses électorales non tenues ou déjà enterrées ! Nicolas Sarkozy, a été élu sur un programme, qu’il l’applique ! C’est tout ce que l’on attend de lui.
Les caisses sont vides ? Mais les remplir fait partie de ses missions et de celles de ses ministres. Sa fonction, il la doit uniquement à ses 18. 983. 408 électrices et électeurs. La France n’est pas une monarchie, mais une république. Il n’est pas son souverain mais son Président et son quinquennal serviteur. Les Françaises et Français ne sont ni ses sujets, ni ses serfs mais ses concitoyens et des électeurs.
Quant aux sondages (cliquez ici) qui ne cessent d’indiquer la dégringolade de la côte de popularité de Nicolas Sarkozy, ils ne font que rappeler l’implicite principe qui régit le monde : rien n’est jamais acquis et l’on peut perdre ce que l’on pensait sien ou conquis.
Enfin, si Nicolas Sarkozy s’interroge sur les raisons de la désillusion et l’acrimonie de ses électeurs, qu’il sache qu’elles résultent de l’amplitude de leurs attentes, espoirs et confiance déçus par sa seule attitude et les nombreux arguments qu’il n’a de cesse de fournir à ses adversaires.
Je n'ai pas changé d'idées politiques mais je déteste l'esprit sectaire et aveuglément partisan.