Imaginez un monde où...
Voici l’article annoncé sur l’écologie. Cette fois-ci, j’ai souhaité vous proposer une approche à la fois plus concrète et plus générale afin que l’universalité des enjeux et des répercussions pour chacun soit plus évidente.
Imaginez un monde où les animaux de toutes tailles, de toutes espèces, les plantes, les arbres, les fleurs auraient disparus. Et ce, depuis si longtemps que seuls les plus âgés aient pu vivre dans un monde tel que nous le connaissons actuellement.
Imaginez un monde où il n’y aurait plus de légumes, de fruits, de viandes, de poissons, de produits laitiers, de céréales et produits dérivés (pain, pâtes, gâteaux, etc…). Désormais, si rares, ils seraient réservés à une caste restreinte d’extrêmes privilégiés.
Imaginez un monde où il n’y aurait plus d’habitations individuelles pour la quasi-totalité des humains qui vivraient désormais dans des foyers communs sur des paillasses à même le sol.
Imaginez un monde où certaines jolies femmes pour avoir le luxe d’un repas composé de viande et légumes et d’une demeure confortable s’aviliraient jusqu’à se déshumaniser pour n’être qu’un objet, un « meuble » parmi d’autres.
Imaginez un monde où les gens, en foule compacte, se bousculeraient jusqu’à risquer de mourir piétinés pour arracher, distribuées par une pelleteuse, de petites plaquettes vertes. Seule nourriture disponible et composée de quel(s) ingrédient(s) ?
Imaginez un monde où les gens, par désespérance et pour échapper à cette horrible existence, viendraient sciemment dans des centres se faire euthanasier.
Pour l’instant, ceci n’est qu’une fiction. C’est l’histoire d’un film d’anticipation, adapté du roman Make Room ! Make Room ! de Harry Harrison et réalisé par Richard Fleischer en 1973 avec Charlton Heston et Edward G. Robinson. Ce film, que j’ai vu trois fois sur les six dernières années et qui a certes un peu vieilli sur la forme -comme la plupart des films des années 70 et 80- mais est d’une parfaite actualité sur le fond, c’est Soleil vert (Soylent Green). Je ne saurais trop vous recommander vivement de le voir aussi.
Idéalement, pour ne pas altérer la puissance de réflexion et d’émotion qu’il possède, il faudrait même que vous oubliiez les renseignements que je vous ai fournis afin de vous laisser entraîner, l’esprit neuf, par le film. Enfin, je précise qu'il ne vous donnera pas envie de vous pendre mais au contraire de regarder ce qui vous entoure avec une conscience plus aiguë du caractère merveilleux et fragile de cette planète -que l'on suppose à tort immuable- et éveillera la volonté d’agir pour éviter cette évolution désastreuse.
A ce jour, le monde décrit dans Soleil Vert n’est qu’une fiction. Mais pour combien de temps encore ?