Lettre ouverte aux ennemis de la démocratie
Je lis, depuis quelques, jours dans la presse, sur les forums ou les blogs, une contestation du résultat des élections présidentielles, une remise en question de la légitimité de Sarkozy au poste de Président de la République, une incitation à la haine et à la violence, un appel à un néo-mai 68. Je suis agacée, choquée, révoltée de ces comportements. Aussi, j’adresse, ce qui suit, à ces quelques agités que je ne fais pas l’erreur de confondre avec l’ensemble des partisans de gauche.
Quelle image pensent-ils avoir dans l’opinion de leurs concitoyens ? Mauvais perdant ? Aigres ? Infantiles ? Intolérants ? Ecoeurants de sectarisme ? Certes, mais pas seulement !
En effet, ils attaquent Sarkozy sur tous les plans avec une totale mauvaise foi, mais à travers lui, ont-ils compris qu’ils dénigrent 18. 983. 408 de leurs compatriotes et pire encore, qu’ils nient les principes même de démocratie et de république ! A travers, cette négation de la démocratie, dès lors qu’elle ne permet pas l’accession au pouvoir de leur candidate, ils attaquent bien entendu, également, 16.790.611 de leurs concitoyens qui ont votés pour Royal !
Quant à leur « mai 68 » qu’ils évoquent avec nostalgie -même sans l’avoir vécu-, il s’agissait surtout, masqué sous les idéaux de révolution et de libération de la société, d’une meute de jeunes loups aux crocs qui rayaient les pavés, drainant un troupeau de moutons de Panurge bercés par les slogans creux de quelques Che de pacotille ! Leur réel objectif était de tenter, par une sorte de putsch ultra-démocratique, de prendre le pouvoir pour leur propre compte à ceux qu’ils considéraient respectueusement comme des « vieux cons ». Les mêmes que l’on retrouve, maintenant, dans des fauteuils de cadres de partis politiques, d’entreprises publiques ou privées, monopolisant toujours le pouvoir, avec le dentier qui continue de rayer la moquette des salles de réunion, et prêts à tout pour conserver leur précieuse puissance en écartant les générations suivantes qu’ils considèrent comme de « jeunes cons ». Bref, un putsch commencé à la Che et fini à la Castro !
A ceux-là, je dédie la chanson de Jacques Brel qui les résume si bien, les Bourgeois :
Le coeur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi, moi qui suis le plus fier
Moi, moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le coeur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n'osait pas
Et moi, moi qui restait le plus fier
Moi j'étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le coeur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l'hôtel des "Trois Faisans"
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi, moi qui suis reste le plus fier
Moi, moi je parle encore de moi
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi, moi qui suis le plus fier
Moi, moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le coeur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n'osait pas
Et moi, moi qui restait le plus fier
Moi j'étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le coeur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l'hôtel des "Trois Faisans"
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi, moi qui suis reste le plus fier
Moi, moi je parle encore de moi
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c
Quant aux anarchistes qui, depuis 3 jours, brûlent, incendient, pillent dans le but soi-disant protestataire et surtout de déstabilisation du futur Président, et ce qu’ils viennent des partis d’extrême gauche, qu’ils sortent des QG du PS ou des cités HLM dites sensibles, leurs seules motivations sont d’établir le chaos pour mieux soumettre la population à leurs lois et dans une démocratie, c’est inacceptable !
Comme le disait notre Sainte Bravitude, la petite Mère du Peuple, dont le dévouement maternel est tout entier résumé dans sa menace à son compagnon "Si tu vas chercher Jospin pour me faire barrage, tu ne reverras jamais tes enfants!", (1) où elle privilégie nettement le bien de ses enfants à son intérêt personnel, je conclurais par cette superbe phrase qui reflète sa façon, bien à elle, de penser : « il y a des colères très saines et très utiles. Je ne m’énerve pas. Je suis en colère ! ».
Post-Scriptum adressé toujours à ces quelques agités : si vous voulez éviter une nouvelle défaite, vous feriez mieux, plutôt que de trouver des excuses bidons à celle-ci, d’analyser les raisons réelles des échecs de Royal et du PS, et de cesser de vous complaire dans une posture victimaire et irresponsable.
(1) extrait de L'ouvrage intitulé "La Femme fatale", écrit par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au Monde. Sortie le 11 mai chez Albin-Michel.
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