Petit poème qui s'égare

Publié le par Artémis

Matin incolore de brouillard,
Juste déchiré du cri des jars,
Quand le jour de la nuit, se sépare
Tard, sans esquisse d’un égard.
 
De khôl cerné, mon bavard regard
Fixe l’orme qui s’étire en lézard,
Lorsque, du blizzard tintamarre,
Il ressort têtard en retard, sans mare.
 
Soudain, en non sens, ces vers s’égarent
Et errent en hagards clébards.
Surgis en fanfare, par hasard,
De mon esprit, bouillonnante jarre,
Les mots enchevêtrés en absurde bazar,
L’air bizarre, n’arrivent nulle part.
 

Publié dans Poésie

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revelise 13/01/2008 23:20

Merci pour m'avoir acceptée dans votre communauté, je passerai dans la semaine un peu plus de temps pour lire votre blog. Je vous souhaite une bonne soirée

Artémis 14/01/2008 13:19

Inutile de me remercier. Votre blog correspond parfaitement à l'esprit de PanoramArt et l'accepter était une évidence.. Je vous souhaite une bonne journée.

D'Ocean 30/11/2007 13:02

Avec un si délirant poème..mais combien nacré d'humour, d'audace, de fantaisie, c'est certain ..les surréalistes t'auraient invitée à leur table , cercle hors des normes mais plein de génie intemporel..J'ai vraiment aimé!~~bonne journée...(mail reçu?)

Artémis 30/11/2007 23:38

Merci. Fantaisie absurde sur quelques bases réelles et notamment le brouillard hier matin. Sans doute, lui qui m'a  partiellement inspiré ces vers griffonnés en hâte hier en fin d'après-midi. Assonances et allitérations ont largement alimenté le délire rimé.Sinon, mail reçu. Retard partagé d'un ou des serveurs  de messagerie et de ma part, également. Je te réponds demain matin.D'ici là, bonne nuit.