Manif'...estons-nous !

Publié le par Artémis

Certaines fois, mes concitoyens me rendent fière d’être française. Aujourd’hui, ce fut le cas. Avec des slogans comme " Les métros, au boulot !", " le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges ", ou encore " stop à la grève ", vous aurez immédiatement compris que cette manif’ là était un peu différente des autres.

Ni marxistes néanderthaliens -dans l’allure et l’esprit- de Sud Rail dont l’activité essentielle est la propagande et l’activisme communistes totalitaristes violents bien plus que la conduite de trains. Ni CGT fossilisée dans des doctrines qui font rire lorsqu’elles ne font pas pleurer. Ni FO pitoyablement arriérée, pétrifiée dans une société qui a évoluée sans elle et instrumentalisant, à des fins politiques et mercantiles, la défense des " acquis sociaux " avec des relents de Germinal et de Blum mêlés. Ni jeune loup arriviste de l’UNEF, pseudo étudiant mais vrai mercenaire.

Entre parenthèse, tout cela défend son business avant tout. Saviez-vous que les cotisations minimales d’adhésion étaient de 100 € pour FO (1) et 160 € pour la CGT (2)? Pourquoi des sommes si élevées ? Pour payer les locaux de sièges sociaux dignes d’une entreprise commerciale et des avantages et salaires opulents pour leurs cadres ?



Siège social de la CGT



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A Paris, aujourd’hui, une manif a changé des autres (
lien Le Figaro). 8.000 (selon la police, 20.000 pour les organisateurs, selon la formule consacrée) usagers excédés par ces jours de prises d’otages rituelles des SNCF, RATP et consorts…. et contraires à un statut de fonctionnaire devant assurer un service public, se sont rassemblés pour faire entendre leurs voix, pour rappeler que les victimes, c’étaient eux. Encore et toujours. Victimes des grèves. Victimes des galères de transport. Victimes des négociations syndicales. Victimes, certes mais pas consentantes. Cependant, 8.000 (même 20.000) pour des millions d’usagers, ce n’est pas assez. Il faudrait amplifier largement le mouvement, lui donner du souffle, du poids, dans chaque région de France. Ainsi, en se rebellant, les français cesseront-ils peut-être enfin de payer la note de quelques apparatchiks. 



Selon les sites de ces syndicats:
(1) une heure de salaire par mois
(2) 1% du salaire annuel

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francesca 19/11/2007 23:11

Bonjour Artémis,Merci du petit coucou sur mon blog. Je suis nouvelle dans cette communauté et je viens de lire quelques articles de votre blog et je suis entièrement d'accord sur tout ce qui est écrit, fort bien d'ailleurs ce qui n'est pas toujours le cas des blogs que nous pouvons rencontrés sur le web : fautes d'orthographe, phrases brouillonnes quand ce n'est pas l'emploi de l'écriture style SMS, je suis une empoisonneuse mais j'y suis très sensible. Voilà, je vous dis à bientôt et merci de l'accueil.Francesca

Artémis 20/11/2007 13:38

Merci.Il y a parfois une disparité de qualité d'expression dans la blogosphère, en effet. Dommage. Construire sa pensée passe aussi par les possibilités grammaticales et orthographiques qu'offre une langue.Je suis d'accord avec votre article sur les retraites. Espérons que le gouvernement ne cède pas trop aux embourgeoisés de gauche prêts à tout pour défendre leurs privilèges.Bonne journée.

D'Ocean 19/11/2007 14:45

Rapide coup d'oeil..avant de revenir plus tard...quand on(les mêmes) accusent lle clergé de prêcher dans des habits d'or...! Là c'est prêcher la précarité..feinte..dans des palais princiers...monarchie de gauche..mais qui sont donc les serfs...ceux qu'ils empêchent de travailler...

Artémis 19/11/2007 21:19

Cela ressemble aux dérives des anciens monarques du KGB. Pour les communistes syndicalistes de FO, CGT, etc..., les grèves sont essentiellement un moyen de récupérer de l'argent, de la part de l'État (et donc, des contribuables) et des futurs syndiqués, pour maintenir leur train de vie personnel aux frais des autres.Les procédés qu'ils utilisent sont réellement dégueulasses. On est loin des syndicats à la scandinave.