Presque égarée

Publié le par Artémis

J’ai refait le trajet en me remémorant tous les lieux, tous les arrêts, toutes les étapes. J’ai battu la campagne, sans lui faire mal, inspecté attentivement les rochers, passé, le sable de la plage, au peigne fin –et  il ne fut pas coopératif- soulevé les feuillages et trouvé seulement des coquillages. Oui, je sais, c’est étrange, mais après tout, pourquoi pas ?
Nulle trace, nulle part. J’ai ressorti les valises, cherché entre les enveloppes du courrier non encore lu, entre les pages de mon bloc et des livres, emportés en vacances, dans mon sac à mains, mes poches –peu de chances, je n’y mets quasiment rien-  re-visionné les photos, réécouté les titres du MP3 en espérant qu’elle s’y fut cachée. Mais non, elle n’était pas là, non plus. Pourtant, il fallait absolument que je la retrouve. Alors, pendant des jours, j’ai poursuivi ma quête, mon enquête et puis, j’ai fini par me résoudre à l’évidence. Je l’avais perdue.  
 
C’est alors que désemparée, attristée, je relis ces lignes. Soudain, je compris que, comme tout ce que l’on croit souvent perdu, c’était à tort. Elle était là, simplement occultée par le doute, masquée par la certitude de sa perte. Là, devant moi, m’attendait celle que j’avais désespérément cherchée ailleurs lorsqu’elle était en moi : mon inspiration.
 
Dispersée sur plusieurs sujets, mon attention, ne l’avait simplement pas aperçue.
 
 
Ces lignes juste pour vous dire que j’ai un peu perdu mon inspiration -enfin, je n’en suis plus tout à fait certaine, à présent- et que je me suis donc concentrée simultanément sur deux ou trois sujets différents et essentiellement d’actualités, vus pendant les vacances. Donc, logiquement aucun n’a encore abouti pour l’instant. Evidemment.
 
 
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En photo, les coquillages, ramassés non sous les feuilles mais plus classiquement sur la plage et une mouette cabotine qui ne m’a pas laissée de répit jusqu’à ce que je la photographie (je pense qu’elle attendait sûrement de la nourriture plutôt mais je n’ai pas l’habitude de me promener avec du poisson dans mon sac à mains. Pas encore).

Publié dans Divers

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D'Ocean 04/03/2008 23:52

Oh oui, il y a des moments où je me dis "c'est pas toi qui a fait ça!" et d'autres où tout parait différent...des traits nouveaux...Mais cet esprit marin libéré dans ta page...quel bonheur...Bonne nuit & bise~~***

Artémis 05/03/2008 22:03

Sans doute est-ce la résultante de la distance opérée par le temps qui permet que l'on puisse enfin le  considérer comme spectatrice seule.Bises.

D'Ocean 04/03/2008 15:13

 Je suis revenue par hasard..et il fait bien les choses puisque me voici sur la plage à admirer les coquillages et cette jolie mouette...ah..un peu d'air marin...merci Artémis~~***

Artémis 04/03/2008 23:25

Je n'avais pas relu (comme toujours, d'ailleurs) mon texte depuis octobre. J'ai presque l'impression de le redécouvrir. Cela doit t'arriver aussi avec tes peintures et sculptures, j'imagine...En effet, le hasard fait, certaines fois, bien les choses...Très bientôt, je publierai à nouveau... J'y travaille...Bises D'Ocean~~

zia 11/10/2007 12:55

Hello, merci pour ton message de bienvenue, je trouve que tu as une trés belle écriture, a bientot

Artémis 11/10/2007 13:49

Merci. Ton blog sert bien la calligraphie arabe par l'ajout de ta sensibilité artistique, à ses courbes.A bientôt.

D'Ocean 10/10/2007 21:05

Je viens de découvrir cette page pleine d'humour..léger..et subtil, comme un souffle de vent du large~...et ces trésors, gemmes précieux...quant à la cabotine, elle est bien jolie...j'ai aimé ces souvenirs qui font rêver..

Artémis 11/10/2007 13:36

Au moment où je fis le constat que j'avais perdu l'inspiration, elle revint partiellement sous ces lignes. Amusant, non ? Les gemmes marines -fragments de verres dépolis par les flots-  dont tu parles sont aussi ce que je préfère dans mes collectes diverses. Je ne sais encore précisément l'usage décoratif que j'en ferais, mais j'y songe.