Spleen et musique

Publié le par Artémis

La musique est vitale. Du moins, pour moi. Incontournable, quand tout va bien. Indispensable, quand mon moral flanche.
 
Hier, elle était indispensable. Coeur gris et âme blues. Passé le diagnostic évident, le remède d’urgence se résumait à musique à haute teneur émotionnelle garantie. Mais qui choisir ?
Si je ne doutais pas qu’il fallait éviter, dans ce cas, Emiliana Torrini, Chet Baker, Barbara ou Helen Merrill, -sous peine de s’enfoncer plus encore et ne les réserver qu’aux jours sans problèmes-, je n’avais cependant pas d’idée.
 
Aussi, je me plongeais dans ma pharmacopée. Après quelques hésitations entre la rage lumineuse de Dinah Washington, puisée aux racines de ses errances, le swing mi-ange mi-démon de l’album Twentysomething de Jamie Cullum, et l’irradiante Janis Joplin, mon choix s’arrêta sur Joplin in concert.
 
Posologie : sans limitation jusqu’à disparition totale des symptômes constatés.
 
Si les médecins faisaient de telles prescriptions, j’irais peut-être plus souvent les consulter.
 
Consciencieusement, je prenais mon médicament et ne tardais pas à constater les effets bénéfiques que l’âme de Janis rugissant dans sa voix, produisait. Et particulièrement, Piece of my heart, incroyable d’énergie, Down on me et son déchaînement de guitare électrique comme sur Half Moon où la voix de Janis frôle la rupture, ou encore le syncopé Flower in the Sun, sans oublier Summertime, si différent de la version initiale de l’opéra Porgy and Bess de George et Ira Gershwin par Ella Fitzgerald mais, néanmoins magnifique avec sa voix devenue si étrange. Et puis surtout –à égalité avec Piece of my heart-, Kozmic Blues débutant dans des faux airs d’incontournable classique avec ses notes piano jazz, avant de tourbillonner et virer au vertige.
 
Je n’ai pas fait attention aux paroles, seuls importaient alors la voix, l’émotion, le rythme et la musicalité.
 
Il gèlera en Enfer avant que certaines personnes ne se déprennent de leur égocentrisme et comprennent les bases communes à toute relation et l’essoufflement des mots, perdant leur crédibilité à force de ne demeurer que mots et ne jamais se vérifier dans les actes. Il neigera sur le Styx, avant que le bonheur ne s’établisse sur cette planète. Mais entre-temps, il y aura, entre autres, la musique et la voix ébréchée, exaltée, vivante de Janis pour réchauffer mon âme.


Vidéos de Piece of my heart et Kozmic Blues 
 
Personnellement, je préfère la version de l’album bien que celle-ci soit réussie.
 
  

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D'Ocean 06/08/2007 09:53

Période de spleen aussi. La musique soulage mon âme et selon le degré. Pink Floyd-Wish you were here, en particulier "crazy diamond" m'aide à créer...je vais écouter Janis...merci pour l'accueil dans la communauté

Artémis 06/08/2007 14:00

Période de spleen aussi ? Serait-ce dans l'air du temps? Je connais mal les Pink Floyd, il faut que je répare cela instamment. Merci de l'info.Quant à l'accueil dans la communauté, c'est naturel, je ne pouvais pas refuser avec des oeuvres si lumineuses et apaisantes.

Moa 04/08/2007 18:30

Hello  ;-)Je te le souhaite agréable et te dis à bientôt.PS: un(des) article(s) te concernant  pour la communauté sur mon blog.

Artémis 05/08/2007 14:07

J'ai lu l'article concernant la communauté sur ton blog.Bonne fin de week-end aussi Garfield-Moa

Slowlove 04/08/2007 16:42

Beau choix que Janis - "hauteur émotionnelle garantie" d'accord avec toi!A bientôt ,

Artémis 05/08/2007 14:04

Hauteur émotionnelle, assurément et communicative qui plus est, même si je ne lui connais pas de slows pouvant figurer sur votre site. A bientôt.

Sév 04/08/2007 15:33

La musique détend et fait rêver.                       

Artémis 04/08/2007 15:35

Effectivement mais la musique va au-delà pour moi.